Nouveau site en construction

Posted: 2nd septembre 2010 by AD in News blog - divers

Le nouveau site est actuellement en chantier… Revenez dans dans quelques jours !

Le Projet Cryotopsie a 5 ans !

Posted: 3rd juillet 2010 by AD in News blog - divers

Ce 3 juillet, notre asbl fête ses 5 ans… Un premier bilan plutôt positif, puisque durant ces 5 premières années nous avons produit pas moins de 8 spectacles et 4 courts-métrages !

Musset Reloaded

Posted: 1st juin 2010 by AD in Audiovisuel

Une web-série créée par Alexandre Drouet.

Description : Dix jeunes de 17 ans suivent un cours de théâtre. Cette année, leur nouveau prof a décidé de monter «On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset. Mais ce choix est loin de faire l’unanimité…

« Musset Reloaded » est une websérie humoristique de 26 épisodes de format court (entre 2 et 8 minutes) réalisée avec des jeunes dans le cadre d’un cours de théâtre organisé par le Théâtre des 4 Mains, à Beauvechain.

Ecrit, réalisé et monté par : Alexandre Drouet.

Avec : Philippine Alsteens (Emeline), Margaux Boone (Adèle), Violaine Cabay (Kimberley), Violette de Leu (Flora), Evy Demotte (Laurence), Alice Devigne (Julie), Wivine Stienlet (Charlotte), Laury Van Remoortel (Valentine), Arnaud Vancauwelaert (Simon), Emilie Vermeersch (Fanny) et Alexandre Drouet (le prof).

Cadreuse occasionnelle : Sophie-Clémentine Dubois.

Diffusion : 1ère diffusion sur le site www.lavraietelevision.com de janvier à juin 2010. Dès la rentrée 2010, la série sera également diffusée sur La Trois (RTBF).

Origine du projet :

En septembre 2009, Alexandre Drouet propose à ses élèves de théâtre – qui ont entre 17 et 19 ans – de réaliser une mini-série humoristique racontant l’histoire d’un cours de théâtre et de la diffuser sur internet. Après une première période de travail où chacun s’est créé un personnage, il écrit les premiers épisodes, les filme avec ses élèves puis les diffuse sur le site www.lavraietelevision.com. Techniquement, « Musset Reloaded » est un véritable challenge car chaque épisode est réalisé en très peu de temps et avec du matériel amateur. Mais l’humour et l’étonnante qualité du jeu des jeunes acteurs ont suscité un vif intérêt de la part des internautes et encouragé toute l’équipe à aller plus loin.

Humour et émotion :

Au fur et à mesure, la fiction se complexifie. Humour et émotions s’alternent et se répondent, certains épisodes ne cherchant même plus à être drôles. A travers l’histoire de ce cours de théâtre, « Musset Reloaded » parle de jeunes en quête de leur identité, sortant de l’adolescence et atteignant une période de la vie où ils doivent faire des choix décisifs quant à leur avenir. Il y est question du choix des études, des enjeux de celui-ci, ou encore de la découverte de l’homosexualité et du questionnement qui l’accompagne.

Une œuvre artistique :

Bien plus qu’un projet pédagogique audacieux basé sur la mise en valeur des jeunes et sur une utilisation créative de l’outil internet, « Musset Reloaded » est une véritable fiction écrite par un professionnel, présentant des personnages attachants, à la fois drôles et touchants, et abordant des thèmes importants et sensibles. C’est aussi une réflexion sur le théâtre moderne et classique, débouchant sur un plaidoyer pour un théâtre contemporain ancré dans l’actualité de notre société. Enfin c’est une expérience artistique unique où fiction et réalité se sont confondues le temps d’un spectacle, puisque les comédiens de la série ont joué en mai 2010, devant un public, la pièce que leurs personnages répètent dans la série… et que ce spectacle était filmé pour devenir le dernier épisode de la série !

« Musset Reloaded » est sur Facebook : devenez fan !

Merci au Théâtre des 4 Mains !

Check Point

Posted: 15th avril 2010 by AD in Théâtre

De : Hugues Hausman.

Mise en scène : Alexandre Drouet.

Assistant à la mise en scène : Corentin Bouvy.

Avec : Guy Cohen, Hugues Hausman et Bertrand Leplae.

Création sonore : Joey Van Impe assisté de Christine Delpit.

Costumes, scénographie et lumières : Alexandre Drouet.

Production : Le Projet Cryotopsie et le Centre Culturel d’Evere.

Description : A l’aube du XXIème siècle, quelque part en Europe, deux hommes qui tentent de fuir un pays déchiré par la guerre civile se retrouvent bloqués à un check point, obligés d’attendre tandis que le monde autour d’eux sombre dans le chaos. Qui sont-ils ? Comment sont-ils arrivés là ? Rencontre brève et intense entre deux survivants, « Check Point » est une réflexion douce-amère sur la possibilité de continuer à vivre après l’horreur.

Dates et lieux des représentations : du 15 avril au 8 mai 2010.

Revue de presse :

Plaisir d’Offrir (www.plaisirdoffrir.be) – 19 avril 2010

« Check Point »

Dans le noir d’une nuit déchirée par le crépitement des armes automatiques et le tournoiement des hélicoptères, deux hommes attendent l’autorisation de franchir un check-point. Derrière les barbelés, l’espoir. Autour d’eux, l’angoisse suintante glace leurs sangs. Inconnus, il y a quelques heures, ils sont devenus involontairement compagnons de route et de d’infortune. Pour tuer le temps, pour repousser les sombres pensées qui les agitent, pour faire taire un instant la peur qui les tenaille, ils vont évoquer leurs passés respectifs. Un évènement marquant, une préférence, un souvenir douloureux ou un instant de bonheur, de ces quelques bribes qui s’échappent de leurs esprits vont naître l’esquisse de deux personnalités en apparence très différentes.

Le texte d’Hugues Hausman est habilement vague et paradoxalement très évocateur. Pas de contexte précis, pas de lieu clairement défini, pas de conflit nommément cité, chaque spectateur est libre de tout imaginer. L’auteur en fait de même pour ses deux personnages, Nicolas, la jeune brute bourrue et Gus le vieux lettré sans cesse sur le qui vive. Au travers de leurs quelques confidences ou de leurs demi-aveux, c’est la guerre et ses innombrables dommages qui sont évoqués avec beaucoup de pudeur.

Si le propos n’est pas neuf, ni même éclairé d’un regard nouveau, il a le mérite d’exister et de continuer à sensibiliser nos esprits à des  situations qui n’ont rien d’exceptionnel et qui ne se passent pas forcément aux antipodes. Embrigadement de la jeunesse,  la torture, lavage de cerveau, crainte servile, arrestations arbitraires ou sadiques abuseurs de pouvoirs sont clairement présents et remettent sans cesse face-à-face bourreaux et victimes.

Sur scène, Guy Cohen (formidable Gus) nous émeut dans ce rôle d’homme arrivé au bout de la vie et de l’espoir, qui tente de cacher les blessures de toute une existence. Son compagnon d’infortune, Hugues Hausman, nous propose une excellente interprétation de cet enfant sensible qui a grandit à coups de ceinture pour devenir une brute sanguinaire avant de se rebeller contre l’ineptie de sa jeunesse. A leurs côtés, Bertrand Leplae incarne toute la froide détermination du sadique garde-chiourme.

Efficace, la mise en scène d’Alexandre Drouet rythme habilement l’émotion et les explosions de la violence sans cesse sous-jacente.  Intelligemment, elle marie les silences au décor sonore réaliste concocté par Joey Van Impe.

Cynique et cruelle, cette fable drôlement réaliste recadre la violence dans un quotidien pas forcément éloigné du nôtre. Avec entre les lignes humour et tendresse, Check-point bouscule nos vies bien tranquilles. Proche banlieue, quai de métro, capitale détruite, guerre ethnique ou religieuse, peuple contre peuple ou frères contres frères, chacun anticipera ainsi  la concrétisation de ses craintes et qui sait y puisera peut-être la force de réagir ou de réfléchir.

Muriel Hublet.

Bande-annonce :

la vraie télévision

Posted: 1st janvier 2010 by AD in News blog - divers

Le Projet Cryotopsie reprend en main la gestion du site www.lavraietelevision.com. Découvrez le nouveau site en même temps qu’un nouveau programme : « Musset Reloaded » une web-série créée par Alexandre Drouet avec ses élèves de théâtre. Un épisode sera diffusé chaque vendredi d’ici le mois de juin !

L’Héroïsme aux temps de la grippe aviaire

Posted: 8th juillet 2009 by AD in Théâtre

De : Thomas Gunzig.

Mise en scène : Alexandre Drouet.

Avec : Itsik Elbaz.

Lumières : Xavier Lauwers.

Production : Le Projet Cryotopsie et l’Atelier 210, avec l’aide de la Communauté française – service du Théâtre.

Description : Un jeune homme, célibataire et en charge de sa mère malade, devient Spiderman après avoir été piqué par une araignée mutante ! Mais ses super-pouvoirs semblent inefficaces pour obtenir un formulaire c42 bis à l’Onem… Dans ce texte drôle et amer, Thomas Gunzig dresse le portrait émouvant d’un super-héros un peu gauche, fan de films de kung-fu et des musiques de John Williams, chômeur tentant de survivre à la misère sociale ordinaire. A la fois hommage à une culture populaire et évocation d’une Belgique désenchantée, L’héroïsme aux temps de la grippe aviaire nous conte les rêves et les frustrations d’un héros du quotidien.

Dates et lieux de représentations : du 9 au 25 octobre 2008 à l’Atelier 210; du 8 au 28 juillet 2009 au Théâtre des Doms (France) pour le Festival OFF d’Avignon ; tournée en Belgique et France de 2010 à 2011.

Reprise, dans une version allongée, du monologue créé par Alexandre Drouet au Théâtre de Poche dans le cadre des Contes Héroïco-Urbains (2007).

Revue de presse : [à venir]

Bande-annonce :

Photos © Stéphanie Jassogne

Kvetch

Posted: 2nd décembre 2008 by AD in Théâtre

De : Steven Berkoff.

Mise en scène : Sebastian Moradiellos.

Assistant à la mise en scène et producteur : Alexandre Drouet.

Avec : Toni d’Antonio, Marie-Paule Kumps, Corentin Lobet, Jean-François Rossion et Deborah Rouach.

Musiques : Sébastien Schmitz.

Production : Le Projet Cryotopsie, le Théâtre Jardin-Passion et l’Atelier 210.

Description : « Kvetchen », en yiddish, signifie se plaindre, se lamenter. Les « kvetchs » sont nos démons intérieurs, ces petites choses qui nous pourrissent la vie. Nos angoisses. Nos peurs. Nos doutes. Ce monologue constant que nous avons dans notre tête. Ce décalage toujours plus grand entre notre vie sociale et notre vie intérieure. La pièce est construite sur une alternance permanente entre les dialogues des scènes et des apartés – les « kvetchs » – où les personnages expriment à voix haute le fond de leur pensée, dévoilant au public leur amertume, leur crainte, leur détresse. L’humour acide de Kvetch réside dans l’opposition violente entre le discours intérieur et le discours à usage d’autrui. La pièce dresse le portrait d’une société gangrenée par l’hypocrisie, par le non-dit. Les personnages sont seuls, étranglés par les interdits (celui de l’homosexualité par exemple) et les conventions sociales, écartelés entre le besoin de reconnaissance et leurs réelles envies. Ils étouffent, prisonniers d’une société avide de rendement et de performance exigeant de nous d’être à la hauteur en toutes circonstances : assurer en affaire ; être bien dans sa peau, en accord avec son corps, spirituel en soirée ; être le meilleur ; ne pas montrer ses failles. Les « kvetchs » sont des cris. Des cris de détresse. Des cris d’angoisse. Oscillant ente la comédie, le vaudeville et le drame existentiel, Kvetch est une pièce dédiée à tous ceux qui ont peur…

Dates et lieux des représentations : du 2 au 13 décembre 2008 au Théâtre Jardin-Passion (Namur); reprise du 10 au 26 juin 2010 à l’Atelier 210 (Bruxelles).

Revue de presse :

Le Soir – 12 décembre 2008

« Des Kvetch pour rire de rage »

Etrange syllabe yiddish intraduisible : Kvetch ! Retenez-la, mâchez-la, et surtout, filez au Jardin Passion, ce petit théâtre adorable à Namur, pour comprendre ce que recouvre cette pièce de l’auteur et comédien Anglais Steven Berkoff (1986), révélée chez nous par Bernard Damien en 1994. Le rire est garanti, méchant et d’une foudroyante justesse ! Il pourrait vous éviter quelques séances de psy à la veille des repas familiaux de circonstance.

Quatre personnages – le couple, la mère, l’ami (rejoint plus tard par un cinquième larron) réunis en géométrie variable à l’heure du repas, en ville, au coucher… vont kvetcher, soit truffer leurs conversations chétives et convenues, de monologues révélateurs de leurs angoisses au seuil de leurs désirs, pas si absurdes que ça, qui pourrissent la vie, le boulot, la famille, le couple… Des tonnes d’amertume, de rage, de détresse se déversent dans un chassé-croisé entre le réel et le fantasme, le dit et ce qui ne se dit pas, ici verbalisé, sinon acté, et parfois chanté. Tandis que l’un éructe, les autres s’arrêtent sur image, face à ces envolées savoureuses qui balaient toute bienséance, ruent dans le scatologique, fouillent nos placards peu reluisants. Ce rythme étourdissant de bascule est scandé par les ritournelles au piano de Sébastien Schmitz, sous l’œil d’un tranquille poisson rouge dans son bocal, et pimentés d’inserts de cabarets, le tout devant et sur plateau tournant, avec table, lit ou un portant de vêtements.

Dans la mise en scène d’une efficacité fluide du jeune Sébastien Moradiellos, les comédiens mouillent leur chemise, en rigueur et sobriété, ce qui accentue le burlesque de Kvetch, belle machine à jouer ! Dans une de ses compositions stylées, Marie-Paule Kumps campe une mère d’une vieillesse aigre, malmenée par les pets et les rots et Deborah Rouach (l’émouvante Face de Cuillère au Méridien) en épouse coincée à la maison, se révèle piquante et drôle. Au rayon des mâles, Jean-François Rossion les surpasse tous par sa montagne de kvetchs accumulés, dans une incarnation de petit commerçant-représentant pathétique et violente… à l’inverse de Corentin Lobet, tout en réserve calculée et désarmante dans le rôle du collègue invité à l’improviste (mais peut être pas… surprise !). Quant au dernier versant d’une humanité, version humour juif cinglant, Toni d’Antonio offre au client et amant, sa morgue et sa truculence. À voir et revoir.

Michèle Friche

J’ai mangé mon bonheur

Posted: 13th novembre 2008 by AD in Théâtre

De : Anne-Bénédicte Bailleux.

Mise en scène : Alexandre Drouet.

Avec : Jessica Gazon.

Costumes, scénographie et lumières : Alexandre Drouet.

Production : Le Projet Cryotopsie et l’Arrière-Scène.

Description : Rose a des balances plein la tête. Rose veut être jolie, Rose veut passer à la télé. Mais pour ça, il faut mincir. Faire régime, se priver, ne plus manger que du chocolat sans chocolat, du sucre sans sucre. Rose est prête à tout. Dans sa quête effrénée de la minceur, elle ne reculera devant aucun sacrifice. Réussira-t-elle à atteindre son rêve? Deviendra-t-elle la nouvelle star de l’émission Diet Story?

« Les gens préfèrent faire semblant que ce qui compte, c’est l’esprit ou quelque chose comme ça, c’est ce qu’on est à l’intérieur et tout ça. Mais c’est pas vrai du tout, c’est du gratin. Moi, je sais bien que pour que quelqu’un s’intéresse à mon esprit et à tout ce gratin-là, il faut d’abord que je sois belle. »

Cette première pièce de Anne-Bénédicte Bailleux nous conte, avec humour et tendresse, les efforts désespérés d’une jeune femme pour devenir mince. L’auteure interroge ainsi le concept de la beauté et dénonce un endoctrinement médiatique quant à l’image du corps féminin idéal.

Sur scène, dans un joyeux désordre, Rose se filme. Elle se raconte, tantôt à sa caméra, tantôt au public. Cinéaste amateur, elle recrée pour nous les scènes clés de sa vie, les événements qui l’ont amenée à faire un régime draconien. Aujourd’hui, elle se prépare pour le casting de l’émission Diet Story…

Dates et lieux des représentations : du 13 au 23 novembre 2008 à l’Arrière-Scène.

Revue de presse : aucune.

Kill! Kill! Kill!

Posted: 18th avril 2007 by AD in Théâtre

De : Jimmy Massey et Natasha Saulnier – traduit par Emilie Saada [publié aux Editions du Panama].

Adaptation et mise en scène : Alexandre Drouet.

Assistante à la mise en scène : Sabrina Nicolucci.

Avec : Hugues Hausman.

Costumes : Valérie Leclercq.

Scénographies et lumières : Alexandre Drouet.

Production : Le Projet Cryotopsie et l’Atelier 210, avec l’aide de la Communauté française – service Théâtre

Description : Adaptation du témoignage dérangeant et brutal de Jimmy Massey, ex soldat américain revenu d’Irak atteint du syndrome de stress post-traumatique, « Kill ! Kill ! Kill ! » retrace le parcours du jeune homme depuis son enrôlement dans le Corps des Marines pour lequel il deviendra ensuite recruteur, jusqu’à l’invasion d’Irak en 2003 où il se retrouve impliqué dans plusieurs massacres de civils. Avec une sincérité troublante, Jimmy Massey nous fait partager une prise de conscience humaine et politique.

Dates et lieux des représentations : du 18 avril au 12 mai 2007 à l’Atelier 210.

Revue de presse :

Le Soir – 25 avril 2007

La guerre en Irak par un repenti

« Le mensonge, comme une digue effrontée, ne tiendra plus longtemps. L’invasion de l’Irak par les Etats-Unis a été – et reste – un bourbier. Au discours impérialiste du président Bush vient répondre un témoignage de première main.

Jimmy Massey, jeune soldat repenti, a signé en 2005 le livre Cowboys from hell (« Les comwboys de l’enfer »), qui raconte les bavures et les morts de civils entraînées par l’armée américaine. L’ouvrage est paru en France, aux Editions du Panama, mais pas aux Etats-Unis. Logique.

Le jeune metteur en scène Alexandre Drouet donne un nouvel écho à ce violent témoignage en l’adaptant pour le théâtre, sur les planches de l’Atelier 210, à Bruxelles. Inutile de dire que ce monologue, rebaptisé Kill ! Kill ! Kill !, est salvateur. Non, la guerre n’est pas jolie. Non, elle n’entraîne pas de modestes « dégats collatéraux ». La guerre est une horreur qui voit mourir des hommes, des femmes et des enfants, parce que les soldats paniquent et tirent dans le tas. Ce portrait confirme la honte que le conflit inspire, à travers un récit sans oeillères.

Un tel témoignage aurait pu bouleverser. Mais la mise en scène place le monologue à distance, tant physiquement qu’émotionnellement. D’abord récitatif, séparé de nous par un proscenium qui l’éloigne, Hugues Hausman ne parvient pas à nous faire vibrer. On suit bien son récit, on voit les images, mais son ton reste littéraire, perdu sur la vaste scène.

Peu à peu, comme pris par son propre texte, l’acteur va trouver une émotion plus concrète, capable de nous toucher aux tripes plutôt qu’au cerveau. Son jeu perd de son artifice et gagne en stupeur, en chaleur et en inventivité. C’est un peu tard, mais l’effort donne son sens à une entreprise urgente : dénoncer un mensonge nuisible à la planète. »

Laurent Ancion

Photos © Alain Trellu

De : Alexandre Drouet.

Mise en scène : Alexandre Drouet.

Avec : Kim Leleux, Hugues Hausman et Sebastian Moradiellos.

Costumes, scénographie et lumières : Alexandre Drouet.

Production : le Projet Cryotopsie & le Centre Culturel Jacques Franck.

Description : Nous sommes en 2011. Le cordon sanitaire s’est lentement déchiré. Un parti d’extrême droite a grignoté le pouvoir et s’est servi de la lutte contre le terrorisme pour rétablir la peine de mort. Désormais, les abus de pouvoir, arrestations arbitraires et tortures systématiques dans les prisons sont devenus le quotidien d’une europe malade. La pièce nous emmène dans un centre de détention, sorte de couloir de la mort. Entre les séances de sévices routinières, une femme attend son exécution, seule dans un silence insoutenable. Les deux tortionnaires, eux, semblent rongés par un mal implacable. Comment survivent-ils à leur terrible et absurde métier ? Et combien de temps encore tiendront-ils ?

Dates et lieux des représentations : du 3 au 7 octobre 2006 au Centre Culturel Jacques Franck.

Revue de presse : aucune.

Photos © Olivier Hotton