Spectacle documentaire en théâtre d’objet

« Je commençais à midi. C’était 3, 4 bouteilles de vin.
L’extinction des émotions. Combler le vide. Ne plus être là. »

Témoignage anonyme

Écriture, mise en scène et vidéos : Alexandre Drouet
Interprétation : Hyuna Noben et Thibault Wathelet
Scénographie : Ronald Beurms
Collaboration artistique et coaching objet : Isabelle Darras
Assistante à la mise en scène : Victoria Scrivner
Création lumière : Candice Hansel
Musiques originales : Jérôme Dejean
Assistante de production : Malorie Moneaux

    Production déléguée : Le Projet Cryotopsie ; en coproduction avec Le Vilar et Young Art Belgium ; avec le soutien de Patchwork, service spécialisé dans l’accompagnement pour les assuétudes à l’alcool

    L’alcool comme moyen d’éteindre nos émotions.

    Mai 2022. Thibault Wathelet, comédien, contacte son ami Alexandre Drouet pour l’aider à réaliser des capsules vidéo sur la dépendance à l’alcool. Ils interviewent alors 15 personnes, certaines en pleine lutte contre la dépendance, d’autres abstinentes depuis peu ou depuis des années. Thibault pose les questions, Alexandre filme. Tout est tourné dans une maison à Ottignies : le service Patchwork, un service qui accompagne et aide les personnes dépendantes.

    Un an plus tard, suite à cette expérience bouleversante et toujours traversé et habité par ces récits, Alexandre propose à Thibault d’en faire un spectacle qu’il écrira et dans lequel Thibault jouera. Mais comment aborder un sujet aussi sensible que notre rapport à l’alcool ? 

    Le théâtre d’objet s’impose alors à Alexandre. Pour sa distance, indispensable. Pour son universalité, aussi. Et, face à un sujet aussi dur, le théâtre d’objets offre encore la formidable possibilité de l’humour tendre et pudique. La délicatesse ludique du décalage.

    Ce besoin de faire taire nos émotions via l’alcool nous touche tous, directement ou indirectement. Mais pourquoi sommes-nous si nombreux ?

    « Pendant une période, je commençais à boire le matin à 8h. Je cherchais la fuite, en fait. Du quotidien, de mes soucis, de ce qui m’accaparait. Je détruisais tout. Je déprimais. Je mentais, je cachais. Je vivais dans – dans une prison, en fait. »

    Témoignage anonyme